Un futur prometteur pour Airbus en Chine
A la veille du Nouvel an, plusieurs millions de chinois vont profiter de cette fête pour retrouver leurs familles. La masse de voyageurs Chinois qui vont se croiser en quelques jours sur les routes et dans les airs, fait rêver plus d’une entreprise de transport.
Du rêve à la réalité, Airbus a profité de l’occasion et vient de signer un contrat de 20 appareils A 320 avec la compagnie aérienne leader en Chine, Air China. Une commande qui suit de près celle équivalente que le leader européen de l’aéronautique a signé avec une autre société chinoise de transport aérien, Southern Airlines.
De quoi commencer cette année du tigre, l’animal astrologique célébré en 2010, en rugissant de bonheur ! Car ces deux compagnies ne sont pas les seules à profiter du développement massif de l’industrie du transport, aérien et ferroviaire, du pays. Derrière elles suivent une vingtaine d'autres, à vocation régionale mais aussi nationale qui comptent, proportions chinoises obligent, leur nombre de passagers annuels en millions.
Fin mai 2009, Airbus enregistrait déjà une commande de 600 avions monocouloirs de type A320, des avions de plus petites tailles, selon les chiffres d’EADS.
"Des A320 qui pourraient être un excellent tremplin et conduire à la vente de plus gros porteurs, tels les A330, qu'Airbus estime répondre parfaitement au développement d'un trafic intense entre les grandes villes chinoises.
Sichuan Airlines, par exemple, a compris l'avantage qu'elle pouvait tirer à compléter sa flotte de 44 Airbus par ce type d'avions: la commodité opérationnelle et le poste de pilotage permet en effet aux équipages et techniciens chinois d’opérer une transition plus facile vers ces nouveaux appareils.
Onze flottes chinoises font déjà voler presque 400 avions de modèle A320, et les monocouloirs en commande laissent augurer de belles années pour l'entreprise européenne.
Néanmoins, les entreprises chinoises sont à présent conscientes de l'attrait que représente leur pays pour les sociétés étrangères et savent négocier leurs achats en toute confidentialité. Au final rien n'a filtré sur l’argent investi pour l’achat des avions en question, Air China a simplement souligné qu'elle avait eu « un bon prix ».
Illustration China Daily