Les dates clés de la saga Google vs. les autorités - mise à jour
La guerre froide virtuelle est-elle lancée ? Au cours des deux dernières semaines, le monde entier se passionne pour l’affaire Google vs. les autorités chinoises. Petit aperçu des dates clés d’une saga qui n’en finit pas de rebondir.
Le 12 Janvier, Google annonce que les boites emails de dissidents chinois, avocats de défense des droits de l’homme en Chine et grands patrons d’entreprises ont été piratés par une source émanant de Chine. Le géant américain déclare en conséquence, qu’il envisage de quitter la Chine et qu’il ne soumettrait plus son moteur de recherche chinois, Google.cn, à la censure exigé par l’Etat et
Le 13 Janvier, le gouvernement américain déclare que les attaques sur Google sont ‘inquiétantes’.
Le 14 Janvier, la Chine fait une première déclaration suite aux annonces de Google et réitère sa position : les entreprises étrangères sont les bienvenues en Chine tant qu’elles restent dans le cadre de la loi.
Le 16 Janvier, les Etats-Unis indique qu’ils présenteront une contestation formelle contre les cyber attaques menées sur Google.
Le 21 Janvier, la Chine estime que sa dispute ne doit pas être liée aux relations américaines. Le même jour, la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton prononce un discours dans lequel elle fait état d’un ‘rideau de l’information’, image du Rideau de Fer qui séparait le monde communiste du ‘monde libre’ jusqu’à la chute du bloc soviétique. Elle exhorte les autorités chinoises à ‘mener une investigation complète des cyber intrusions’ et demande aux sociétés et aux gouvernements de refuser de supporter ‘une censure politiquement motivée’.
Le 22 Janvier, la Chine, par le biais d’un conseiller auprès du Ministère de l’Industrie et de la Technologie de l’Information déclare que les accusations américaines ‘que le gouvernement chinois aurait participé à une cyber attaque sont sans fondement’. Pékin ajoute ‘cela est nuisible aux relations sino-américaines’.
Le 25 Janvier, un officiel chinois haut gradé déclare : ‘la Chine à tous les droits de punir les citoyens qui confrontent le Parti Communiste au pouvoir et critique les politiques ethniques’.
Le 25 Janvier, de l’autre côté du globe, la Coalition du Premier Amendement, un groupe à but non lucratif de défense de la liberté d’expression accuse la Chine de ne pas respecter les accords de l’Organisation Mondiale du Commerce qu’elle a ratifié en 2001 et dans lequel elle s’engage a donner un accès illimité et un traitement égal au sociétés étrangères. Selon le groupe, ‘les Etats-Unis peuvent argumentés auprès de l’OMC que le Great Firewall, l’un des système de censures, est une contrainte illégale aux accords commerciaux car il empêche les sociétés étrangères d’être compétitives’.
Le 26 Janvier, le fondateur de Microsoft, Bill Gates, intervient dans la controverse et déclare à un journaliste d'ABC : 'le rôle d'Internet est très positif dans tous les pays car il permet aux gens de s'exprimer de façons nouvelle. Heureusement, les efforts des Chinois pour censurer Internet sont très limités. Il est facile de les contourner'. Il souligne par ailleurs que les États appliquent des politiques différentes en matière de censure, prenant pour exemple le fait que l'Allemagne interdit la propagande nazie alors qu'elle est autorisée aux Etats-Unis au nom de la liberté d'expression. 'Il faut décider si l'on veut obéir aux lois des pays où l'on est présent ou pas. Et si la réponse est non, alors il faut peut-être arrêter d'y être présent'.
Digne d'un feuilleton télévisé, la saga Google vs. les autorités chinoises est aujourd'hui au centre des débats mais également au coeur des attentes de quelques 400 millions d'internautes chinois.
Illustration The Joy of Tech