Vendredi 10 Septembre 2010ÉDITION FRANçAISE
Lundi s’est ouvert le 12ème sommet Chine - Union Européenne à Nankin (Jiangsu), où la réévaluation du yuan a été au centre des discussions. Mais le sommet de deux jours n’a décidément pas permis aux deux parties de se mettre d’accord.
Le premier ministre chinois Wen Jiabao, son homologue suédois Fredrick Reinfeldt et le président de la Communauté européenne José Manuel Barroso ont co-présidé la rencontre, dont les discussions ont essentiellement tourné autour du taux de change du yuan. Ils se sont entretenus avec différents responsables chinois, notamment le gouverneur de la Banque Centrale de Chine, Zhou Xiaochun.
Mr. Wen a fermement rejeté les pressions européennes concernant une réévaluation du yuan par rapport à l’euro et condamné les pays qui demandent une appréciation de la monnaie chinoise tout en se ‘payant l’audace de mettre en place un protectionnisme contre la Chine’ a t-il dit. Le taux de change du yuan est un sujet de friction entre la Chine et l’UE qui estime la monnaie chinoise sous évaluée et lui reproche d’être de facto de nouveau liée au dollar depuis l’été 2008.
Au cours des 18 derniers mois, la Chine a maintenu le yuan à la cheville du dollar américain, portant atteinte aux exportations européennes vers la Chine. L’Union Européenne, qui compte pour 20 pour cent des exportations chinoises, est le marché le plus important pour la Chine.
Parlant de ses discussions avec les officiels et les leaders européens, Wen a indiqué que Pékin continuerait à maintenir ce qu’il a appelé ‘un taux de change raisonnable et équilibré’. Il estime que la stabilité du yuan face au dollar bénéficie tant au développement économique de la Chine qu’à la récupération mondiale.
La conférence de presse conjointe prévue à la clôture du sommet a cependant été annulée et il n’est pas certain à l’heure actuelle, que le sommet, qui se tient peu de temps avant le 35ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques Chine-UE, ait permis de trouver une solution à ce problème. Par le passé, la Chine a indiqué qu’elle souhaitait que sa monnaie soit internationalement convertible mais semble peu disposée à renoncer au contrôle de l’état sur la monnaie et sur la politique économique en générale.
Illustration CCTV