Le Berlin Twitter Wall pris d'assaut par la communauté chinoise
Le Berlin Twitter Wall est une initiative lancée par Kulturprojekte Berlin GmbH et les membres du réseau social pour commémorer le 20ème anniversaire de la Chute du Mur de Berlin, le vrai. L’idée est de donner à tout un chacun l’opportunité de partager des souvenirs sur la tragique et réelle séparation entre les deux Allemagnes mais également de poster sur le mur virtuel, un vœu pour le futur.
Et l’initiative fonctionne. Les internautes sont nombreux à répondre à l’appel de Twitter et à poster des commentaires. Mais des cybernautes de toutes les nations, la communauté chinoise de Twitter est celle à avoir répondu avec le plus d’enthousiasme à l’appel du mur virtuel. Elle rappelle au monde qu’il existe aujourd'hui encore, un mur virtuel qui empêche les chinois de se connecter avec le rester du monde par le biais d’Internet : le Grand Firewall de Chine, un système contrôlé par les policiers de la toile, ironiquement surnommés les Net Nanny ou encore Jingjing et Chacha (‘jingcha 警察‘ signifie ‘police’ en chinois) qui bloquent l’accès à certains sites depuis l’Empire du Milieu.
La censure d’Internet qui fait partie du lot quotidien des internautes chinois, est cependant souvent renforcée au moment de grands événements comme le 60ème anniversaire de la création de la République Populaire de Chine, des Jeux Olympiques ou des anniversaires ‘dérangeants’, ceux du soulèvement étudiant à Tian’anmen ou de l’invasion du Tibet par l’Armée populaire pour n’en citer que deux.
Et même s'il existe des solutions pour passer outre les censures gouvernementales, les proxys, ces combines ont été largement limitées au cours des derniers mois. Dans de nombreux cas, le seul moyen de surfer la toile librement est de se procurer un proxy payant qui peut rapidement, c’est un risque, s’avérer inutile.
Parmi les sites bloqués par le gouvernement et parfois accessibles par le biais de proxy à ce jour : Twitter, ce site même sur lequel les internautes chinois confient leurs espoirs de liberté virtuelle, Facebook, Youtube Picassa, les recherches d’image et le partage des Documents, tous possédés par Google, dans le collimateur des autorités, et la plupart des sites d’hébergement de blogs, Blog.com, Typad, Wordpress blogs, Blogger.