Des fonctionnaires rejettent le rapport des Ouïghours 'disparus'

Des fonctionnaires régionaux ont démenti mercredi, le rapport d’accusation de l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch qui faisaient la lumière sur la disparition d’au moins 43 Ouïghours depuis les émeutes qui ont secoué la province du Xinjiang en juillet dernier. 

Le centre de presse du Xinjiang a répondu aux accusations qu’il a considéré comme ‘profondément faux, manquant de preuves et déformant les faits pour tromper délibérément le public’, a rapporté le Global Times. 

‘Je ne sais rien à propos de ces personnes disparues’, a déclaré le porte-parole du centre de presse au Global Times, ‘si qui que ce soit manquait ou était détenu, nous informerions le public par le biais des médias’. 

Le porte-parole a ajouté que le centre de presse ou toute autre autorité n’avait jamais été contacté pour appuyer les allégations de ‘soi-disant disparitions forcées’.‘Ils ne peuvent pas simplement inventer les faits. Toutes les attaques doivent avoir des preuves légitimes et solides pour les soutenir’ a t-il ajouté. 

Mardi, l’organisation américaine Human Rights Watch avait publié un communiqué de presse accusant les autorités chinoises d’avoir fait disparaître une quarantaine de Ouïghours dont les familles, témoins de la rafle policière à Urumqi et sans nouvelle de leurs relatifs depuis plusieurs mois, avaient témoigné auprès de l’organisation américaine. 

Le Global Times rapporte d’autre part que le rapport faisait état de la disparition d’hommes de l’ethnie Han. Après vérification, il n’est question d’aucune disparition de l’ethnie majoritaire dans le rapport de HRW.