Samedi 31 Juillet 2010ÉDITION FRANçAISE
Google rencontre de nouvelles difficultés en Chine. Cette fois pour avoir scanné des milliers de livres sans autorisation pour la librairie digitale du géant informatique.
L’Association des droits d’auteur pour les œuvres écrites de Chine a accusé Google d’avoir piraté des milliers de livres chinois. Selon l’association, Google Books aurait scanné et publié 17 922 livres chinois d’au moins 570 écrivains, parmi lesquels des officiels du gouvernement et des universitaires éminents.
‘Google a violé une règle internationale largement acceptée de droits d’auteur selon laquelle il faut une autorisation et le versement de droits avant de scanner et d'utiliser des œuvres protégées’, a souligné Zhang Hongbo, le directeur général de l’association. ‘Aucun des écrivains que nous avons contactés n'ont reçu de notice de Google pour l’utilisation de leurs travaux’, a expliqué Zhang, ajoutant qu’ils n’avaient pas non plus été payés.
Selon lui, il est difficile à l’heure actuelle d’estimer les dommages comis par le géant américain dans la mesure où de nouvelles plaintes d’écrivains et d’éditeurs arrivent ‘tous les jours’. Mais il a indiqué que l’association demanderait à Google d’admettre sa violation de la loi chinoise et de chercher un terrain d’entente, même s’il n’a pas exclu d’action judiciaire.
Aucun responsable n’a pu être joint par l’AFP à Google Chine. Le géant a numérisé à partir de 2005 des millions d’ouvrages protégés par les droits d’auteur provenant des fonds d’universités. Fin 2008, il est arrivé à un accord de 125 millions de dollars avec les auteurs et les maisons d’éditions américaines.
Les gouvernements français et allemands ont cependant posé une objection à l’accord tandis que la Commission européenne a promis de se pencher sur le sujet.
Depuis l’année dernière, Google a rencontré de nombreux problèmes avec le gouvernement chinois, accusé d’avoir fourni des liens pornographiques sur son moteur de recherche, une violation grave de loi chinoise. Google Docs a déjà été bloqué par le pays et, pour des raisons différentes, Youtube, qui appartient au géant américain, est inaccessible depuis l’été 2008 sur le continent rouge.