Lundi 06 Septembre 2010ÉDITION FRANçAISE
La Chine craindrait-elle l’armement nucléaire des nations environnantes ou sa propre capacité à assurer un environnement sécurisé ? Peut être un peu des deux. En raison du nombre grossissant d’installations nucléaires dans les pays voisins et en Chine et la menace terroriste globale, le Ministère de la Santé chinois a émis un édit pour accélérer les préparations en cas d’alerte nucléaire.
Le communiqué, publié sur le site Internet du Ministère de la Santé hier, a appelé la tâche ‘vitale’ et ‘urgente’ en raison de l’élargissement de l’utilisation de la technologie nucléaire dans le pays et la région. Il précisait que la construction d’un grand nombre de centrales nucléaires sur le continent avait démarré ; que la production de combustible nucléaire, précédemment sous contrôle militaire strict, était à présent commercialisé partiellement et qu’un grand nombre d’usines s’équipaient d’engins radioactifs pour améliorer la qualité de leurs produits.
L’édit n’a cependant pas directement exprimé que ces installations pourraient devenir des cibles pour des attaques terroristes mais l’une des raisons invoquées précisait que ‘la menace d’un terrorisme global était une réalité’. Il ajoutait également que ‘certains pays aux frontières chinoises ont intensifié l’utilisation et le développement du nucléaire’, et que ‘si un incident nucléaire ou radioactif survenait, la vie et la santé des citoyens chinois seraient menacées et le développement économique et la stabilité sociale de la Chine seraient compromis’.
Il est donc à présent exigé que toutes les villes et les comtés abritant un complexe nucléaire mettent en place une équipe d’urgence et assigne un officiel supérieur de santé pour les prendre en main.
La Corée du Nord, l’Inde et le Pakistan sont des pays voisins avec des programmes de développement nucléaire actifs. Et même si aucun n’effectuerait d’attaque contre la Chine, un accident pourrait envoyer une grande quantité de radioactivité à travers les frontières.
Plus tôt cette année, le Centre de Sécurité pour le Nucléaire et les Radiations, dépendant du Ministère de l’Environnement avaient publiés un papier jugeant que le gouvernement manquait d’argent, d’équipement et de technologie pour maintenir une sécurité nucléaire efficace à travers le pays.