L'économie chinoise devrait surpasser celle du Japon d'ici deux ans
La Chine s’est ouverte aux réformes il y a 30 ans seulement. Pourtant, selon des analystes, l’Empire du Milieu devrait dépasser le Japon en 2010 ou 2011, pour devenir la deuxième plus grande économie du monde.
Les chiffres du 3ème trimestre du PIB, qui seront publiés cette semaine, devraient permettre à la Chine de se rapprocher de la deuxième place mondiale. Les économistes s’attendent à une croissance de 9,5%, réduisant encore l’écart avec le voisin nippon qui devrait afficher moins de 1% sur la même période.
La Chine devrait détrôner son rival asiatique de la position de numéro deux mondial qu’il détient depuis plus de 40 ans mais les analystes assurent qu’il n’y aura pas de conséquence sur le commerce mondial : ‘comme la Chine est déjà proche du Japon en taille, devenir numéro deux mondial n’aura pas vraiment de conséquences’, explique Todd Lee, analyste à IHS Global Insight.
Avant la crise, la Chine enregistrait entre 2003 et 2007, une croissance annuelle à deux chiffres, ce qui a permis à son produit intérieur brut d’atteindre 4.300 milliards de dollars en 2008, selon les données de la Banque Mondiale. L’année dernière, le PIB du Japon s’est élevé à 4.900 milliards de dollars et celui des Etats-Unis à 14 200 milliards.
Après une croissance de ‘seulement’ 6,1% au premier trimestre en raison de la crise, le rythme le plus faible en 20 ans, la Chine a connu un rebond au deuxième (+7,9%) et pourrait dépasser 8% sur l’ensemble de l’année. L’amélioration, due au plan de relance du gouvernement et aux liquidités déversées par les banques, contraste avec la situation stagnante au Japon qui devrait connaître une croissance négative cette année et un léger mieux en 2010.
Mais ‘la croissance économique rapide donne à la Chine plus de poids sur la scène internationale et la possibilité pour le Parti communiste de faire sa promotion et de disposer de munitions supplémentaires pour encourager la fierté nationale’, relève Lee.
Pékin plaide pour un plus grand rôle au sein du Fond monétaire international et même si son statut de deuxième économie mondiale sera largement symbolique, il renforcera son point de vue sur la manière dont l’économie mondiale est gérée. De plus, à l’intérieur du pays, il renforcera la légitimité du Parti communiste dont le sort est lié à la bonne santé de l’économie et à sa capacité de créer des emplois.