La Chine réagit à la vidéo d'Al Qaïda
La vidéo de menaces d’Abou Yahia al-Libi, considéré comme le numéro trois d’Al Qaïda, adressée à la Chine la semaine dernière n’a pas vraiment fait trembler le gouvernement. Pékin a assuré dans un communiqué écrit du porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères, Ma Zhaoxu, que ‘le gouvernement chinois est pleinement confiant et a la capacité de préserver la sécurité du pays, la vie du peuple et la sûreté des biens’.
Pékin a rejeté les accusations d'al-Libi concernant l'objectif du gouvernement de supprimer les musulmans de Chine, précisant qu'elle promettait de travailler avec d'autres pays pour gérer les menaces terroristes, a rapporté le Global Times. Ma a d'autre part précisé que 'le Xinjiang a entièrement mis en application les politiques d'égalités entre toutes les minorités ethniques et la liberté de religion' et d'ajouter que le peuple de tous les groupes ethniques dans la région partagent les réalisations du développement économique et social.
Cette annonce est venue en réponse à l'appel lancé par Al Qaïda révélé jeudi par le centre américain de surveillance des sites islamistes. "Que nos frères du Turkestan (le nom donné par les islamistes à la région autonome du Xinjiang) sachent qu'il n'y a point de salut ou de moyen de mettre un terme à l'oppression et l'injustice que par un vrai retour à la foi et en se préparant sérieusement au jihad", a proclamé al-Libi. Dans son message de neuf minutes, il a évoqué longuement la situation des Ouïghours vivant au Xinjiang, affirmant qu'ils souffrent d'une politique de discrimination.
Les festivités du 1er octobre ont mis à l’honneur les 56 ethnies que compte le pays, comme pour faire oublier les émeutes qui ont opposé les Ouïghours et les Hans au mois de juillet et rappeler le peuple chinois au nationalisme. Intimidation ou réelle menace, les menaces d’Al Qaïda n’ont pas eu d’effet majeur sur le pays, à moins que ce soit la Chine qui n'ai pas souhaité entrer dans le débat des inégalités ethniques dans le pays.