Le Festival du Nouvel An des Qiang menacé de disparition

Le Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, réuni à Abou Dhabi, a annoncé avoir sélectionné 12 traditions dans huit pays qui nécessitent des mesures urgentes de sauvegarde. Parmi les éléments culturels en péril figurent le ‘Cantu in paghjella’, un chant corse et le ‘festival du Nouvel An des Qiang, en Chine. 

Le comité de sauvegarde du patrimoine immatériel de l’Unesco a d’abord distingué 76 pratiques et traditions qui appartiennent désormais au Patrimoine Immatériel de l’Humanité, dont le tango argentin et uruguayen. Il en a ensuite sélection douze qui nécessitent des mesures urgentes de sauvegarde et qui pourront bénéficier d'une aide financière du Fonds créée à cet effet. Le comité a précisé que ‘les états concernés mettront en œuvre des plans de sauvegarde spécifiques’ pour s'assurer de leur pérennité. 

Le festival du nouvel an des Qiang, ou Ermaji, a lieu le premier jour du dixième mois lunaire dans la province chinoise du Sichuan (ouest) et est l’occasion pour le peuple des Qiang d’adresser des actions de grâce et des dévotions au ciel pour réaffirmer le lien harmonieux et respectueux qu’il entretient avec la nature et pour promouvoir l’harmonie sociale et familiale. ‘Ces dernières années, la participation au festival a diminué sous l’effet des migrations, du désintérêt croissant des jeunes pour le patrimoine de cette ethnie et de l’impact des cultures extérieures. De plus, le tremblement de terre dans la région en 2008 a détruit de nombreux villages Qiang et mis en péril le festival menacé de disparaitre', a précisé le comité. 

Ce n’est pas le seul élément culturel chinois à recevoir une protection de l’Unesco. La conception et les pratiques de construction des points chinois en arc de bois et les techniques textiles traditionnelles de la minorité Li se trouvent également sur la liste.