La vente de couteau interdite à Pékin

Si vous résidez Pékin et avez besoin de remplacer votre couteau de cuisine, pas de chance ! Jusqu’à la fin des célébrations entourant la fondation de la République Populaire de Chine, supermarchés et magasins ont reçu l’ordre de retirer couteaux et autres objets coupants de leurs étals.

Cette mesure draconienne intervient après que deux attaques au couteau sont survenues à quelques centaines de mètres de la Place Tian’anmen pourtant placée sous haute protection policière et militaire.

Des officiers de police ont été vus dans plusieurs supermarchés de la capitale afin de faire respecter l’interdiction annoncée vendredi. Une vendeuse de Wal-mart a confirmé que l’interdiction restera en vigueur jusqu’à la fin des festivités : ‘Il nous a été demandé de stopper la vente de couteaux puisqu’ils pourraient être utilisés comme armes’.

Un employé de Bonjour, une chaîne de supermarchés française a expliqué que les coupe-papier de plus de 7cm de long n’étaient plus en exposition. Pourtant, une autre vendeuse a été vue retirer une boite de coupe-papier des étagères et en vendre un d'une longueur de lame de 9cm.

A dix jours de l’anniversaire, les autorités de Pékin ont mis en place des exercices de sécurité et des restrictions plus poussées qu’au moment des Jeux Olympiques de l’été dernier. Des personnels de sécurité en uniformes sont postés à des endroits stratégiques tel que les ponts de passage piétons et les utilisateurs de transports en commun sont soumis à des vérifications strictes avant d’être autorisés à introduire le métro et les bus.

Les autorités de Pékin ne veulent pas non plus d’objets volants au cours de cette période. Si bien que les cerfs-volants et les pigeons voyageurs, activités favorites des retraités, sont interdits depuis le 15 septembre et jusqu’au 8 octobre dans la capitale.

Trois hommes armés de couteaux ont fait au moins deux morts et 14 blessés dans le quartier touristique de Dashilan dans la nuit de jeudi. Une française a également été blessée samedi dans le même quartier, par une homme d’une quarantaine d’année que l’on croit ‘désabusé et sans emploi’.